Fictions Sonores Articles

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Concours et Appels à projets de fictions sonores

Sur cette page, nous recensons les concours et appels à projets de fiction sonore, n'hésitez pas à nous contacter si vous organisez ou avez des informations concernant un évènement non référencé ici.     2024  → Appel à projets pour la création de fictions audio France Culture – SACD (édition 2024) https://www.radiofrance.com/presse/lancement-de-lappel-projets-pour-la-creation-de-fictions-audio-france-culture-sacd INFORMATIONS : LES CANDIDAT.E.S ONT JUSQU'AU 7 AVRIL 2024 POUR PROPOSER UN DOSSIER COMPLET (SYNOPSIS, SCRIPT D'UN ÉPISODE COMPLET...)   → Nuit Sans Image (édition 2024 récompensant les oeuvres terminées en 2023) https://nuitsansimage.fr/ INFORMATIONS : INSCRIPTIONS OUVERTES JUSQU'AU 5 JANVIER 2024   → Longueur d'onde - Marmite radiophonique 2024 (hors-compétition) https://www.longueur-ondes.fr/festival/prix-de-la-creation-documentaire-marmite-radio INFORMATIONS : APPEL À PROJET TERMINÉ     2023   → Le Calendrier de Juste Avent https://le-calendrier-de-juste-avent.ficson.fr/ INFORMATIONS : JUSQU'AU 20 DÉCEMBRE   → Appel à projets : Création d’une fiction sonore (CWB Paris & ACSR) https://cwb.fr/media/pages/contenu-augmente/appel-a-projets-creation-d-une-fiction-sonore-acsr-2023/89fa7235a0-1688051388/appel-a-projet-podcast-fiction-cwb-2023.pdf INFORMATIONS : APPEL À PROJET TERMINÉ   → Concours de la saga de l'été 2023 https://2023.sagadelete.fr/ INFORMATIONS : CONCOURS CLOS, PROCHAINE ÉDITION JUIN 2024   → Arte Radio - Concours de l'été 2023 https://www.arteradio.com/content/concours_de_l_ete_2023 INFORMATIONS : CONCOURS CLOS, PROCHAINE ÉDITION JUILLET 2024   → Paris Podcast Festival - Compétition officielle - Catégorie Fiction https://www.parispodcastfestival.com/appel-a-candidatures-2023 INFORMATIONS : CONCOURS CLOS   → Concours Phonurgia Nova http://phonurgia.fr/concours/ INFORMATIONS : CONCOURS CLOS, PROCHAINE ÉDITION EN 2024   → Concours de Synopsis de Fictions Sonores https://www.atmospheresfestival.com/parcours-nouveaux-recits/ INFORMATIONS : CONCOURS CLOS

7 questions à Tuhki et Grushkov

1) Bonjour Tuhki & Grushkov, pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours dans le monde de la... ficson ? Bonjour François TJP, nous sommes Grushkov et Tuhki et nous faisons des ficsons depuis 2013.  Nous avons fait un peu de tout, de la parodie, de la satire, du thriller/drame, de la sitcom et aujourd'hui encore on projette des ficsons qui seront différentes de ce qu'on a fait précédemment. Notre première création qui a eu un peu de succès était Big City, une trilogie satirique portant sur le capitalisme, un sujet récurrent chez nous (rires).   2)  Quand on vous demande de présenter 231 Germaine, vous dites quoi ? Tuhki dit "Western Space Diner", Grushkov dit "Hot Fuzz sur un astéroïde".   3) Cette série, c’est une manière de travailler dans l’univers Star Wars (que vous aimez beaucoup) et d’en proposer votre propre vision, ou bien au contraire une volonté d’en créer un différent ? Cette série n'a rien à voir avec Star Wars, même si ça nous influence beaucoup sans qu'on y pense. Mais justement on n'y pense pas du tout en faisant Germaine, c'est notre propre univers et il n'y a ni la Force, ni sabres lasers.  Par contre il y a plein d'aliens mais cet élément va puiser aussi dans d'autres sources, Grushkov par exemple adore l'univers de Final Fantasy 9 qui regorge de petits bonshommes divers et variés.   4) Comment on travaille à 2 sur un projet comme celui-ci ? Comme pour tous nos projets, on fait un plan ensemble et on écrit un peu quand ça nous vient, parfois ensemble, parfois chacun de son côté.  Pour tout le reste du processus (montage, mixage) c'est Grushkov qui s'en charge, à l'exception du casting qui est décidé d'un commun accord et de certains enregistrements qui peuvent être dirigés par Tuhki lorsqu'il a une idée vraiment précise de la façon dont un personnage doit s'exprimer.   5) On sent une grande connivence entre les 2 protagonistes principaux de la série (Dimanche et Stacey) leur complicité est drôle et touchante. Comment avez-vous préparé ces rôles, et ceux des autres personnages ? Tuhki a abordé le rôle comme tous ses rôles : En râlant. Un peu comme dans Big City auparavant, le personnage de Dimanche est une personne relativement "normale" qui peut même avoir l'air sévère transportée dans un monde un peu loufoque mais où elle apprend à aller au-delà des apparences et à trouver de la valeur dans la simplicité.Mais Stacey est réellement la raison d'être de 231 Germaine. Au départ nous voulions créer une sitcom qui se passerait dans un diner de l'espace qui verrait passer pleins de personnages variés et rigolos. Finalement à force de nouvelles idées nous avons fini par combiner plusieurs projets ensemble et c'est là que la base de 231 Germaine s'est faite, mais il nous fallait un personnage qui pourrait directement représenter Germaine et être un bon contraste avec Dimanche.Nous avons repensé à l'un de nos personnages préférés dans notre précédente Ficson "Big City" : Burger, interprêté par l'illustre François TJP. Ce personnage est un parfait exemple de ce qu'on voulait, c'est à dire un personnage à priori bête voire enfantin mais aussi attachant. Et il se trouvait qu'on avait un Shérif dans notre idée de Diner qui était fan des animaux et même si à la base c'était sensé être un personnage un peu sombre et triste, on en a fait le total opposé en faisant de Stacey un personnage vif et plein d'entrain. Et je ne sais pas ce que ça dit de DestroKhorne mais nous nous sommes mis d'accord immédiatement sur le fait que le rôle de Stacey était fait pour lui, avant même d'avoir écrit le premier épisode.On a eu de la chance car il a immédiatement accepté le rôle et il s'est vraiment impliqué dedans. Lorsqu'on écrit un script on est rarement à cheval sur la façon dont il est dit, pour nous l'improvisation est même encouragée car souvent les acteurices trouveront une façon de parler qui leur est propre et ça donne plus de vie et de consistance aux personnages. C'est le cas pour Stacey, Destro colle souvent au script mais il n'hésite pas à aller un peu plus loin. Il enregistre toujours de son côté mais il comprend tellement bien Stacey qu'il n'a jamais besoin d'être guidé dans son interprétation.Pour les autres acteurices, la plupart enregistrent aussi de leur côté sauf celleux qui désirent le faire avec nous comme par exemple notre amie Maddy qui interprête Rowena Buckminster qui n'a jamais joué de rôle auparavant et donc préfère avoir nos avis pendant l'enregistrement, mais même elle n'a pas hésité à modifier le texte pour mieux correspondre à sa vision du personnage. Un casting super chouette   6) Grushkov, une V2 du premier épisode a été publiée un peu après le début de la série, en partie pour donner plus de cohérence musicale au projet. Est-ce que tu peux nous expliquer comment tu travailles sur ces compositions et ce que tu veux qu’elles apportent à la série ? Lors de la sortie originale du premier épisode la musique était plus "classique", avec orchestre symphonique. Et justement avec le temps j'ai fini par penser à Star Wars et l'approche de George Lucas qui avait voulu une musique symphonique pour ancrer son univers avec quelque chose de familier et commun, contrairement à d'autres films de SF de l'époque qui utilisaient beaucoup de synthétiseur.  Et en réalisant l'épisode 2 je me suis dit qu'il fallait justement que je fasse l'inverse et que je n'hésite pas à utiliser des synthés à la place d'un orchestre dès que je le pouvais, pour donner un côté retro à la saga. Au final nous n'y sommes pas encore mais mon objectif est de donner un côté Ennio Morricone mais dont les trompettes sonneraient comme celle de The Final Countdown de Europe.    7) Pour terminer, avez-vous une idée précise de ce que va devenir 231 Germaine (nombre d’épisodes, autres saisons, spin-offs) par la suite ? Est-ce qu’on a le droit à des infos croustillantes, des spoilers ou un teasing honteux ? La série fera 12 épisodes, on connait déjà la fin même si les deux derniers ne sont pas encore écrits.  Et depuis la sortie du premier épisode on sait qu'on veut faire d'autres choses dans cet univers, sans être forcément attachées à 231 Germaine (l'astéroïde). On a déjà un synopsis de Spin Off/Suite qui sera très différent de 231 Germaine (la ficson) mais que Grushkov a déjà envie de commencer (alors qu'il a l'épisode 4 de Germaine à monter !!!)   Un teaser pour la suite de l'aventure  

6 questions à Mishka Lavigne

  Mishka Lavigne (elle) est autrice dramatique, scénariste et traductrice littéraire. Ses textes ont été produits et développés au Canada, aux États-Unis, en France, en Suisse, en Allemagne, en Australie et à Haïti. Elle a écrit les textes Cinéma, co-production du Théâtre Catapulte et du Théâtre Belvédère en 2015 à Ottawa et Vigile, produit par le Théâtre Rouge Écarlate. Elle a aussi écrit Havre, créée à la Troupe du Jour de Saskatoon en septembre 2018 et au POCHE/ GVE de Genève en janvier 2019. Le texte, publié aux Éditions l’Interligne, est lauréat du Prix du Gouverneur Général 2019 plus d’avoir été finaliste au Prix Michel-Tremblay. La pièce a été traduite en anglais, en allemand et en espagnol. Son texte Copeaux, produit à Ottawa en mars 2020 a aussi remporté le Prix littéraire du Gouverneur Général 2021 ainsi que le Prix littéraire Jacques-Poirier 2021 en plus d’être finaliste au Prix Marcel-Dubé 2021. Copeaux est traduit en anglais.Mishka écrit aussi en anglais. Sa pièce Albumen a été créée dans le cadre de TACTICS à Ottawa en mars 2019 puis en Australie en juillet 2019 dans le cadre du No Intermission Festival à Sydney. Le texte est récipiendaire du QWF Playwriting Prize en novembre 2020. Son texte, Shorelines, sera créé à Ottawa en 2023 avec TACTICS et publié chez Playwrights’ Canada Press. Mishka signe aussi plusieurs projets audios, autant seule qu’en collaboration avec d’autres artistes (Le silence ici, Spoutnik : Hors des sentiers balisés, Kino-Radio 2021).Mishka travaille présentement sur quatre nouveaux projets pour la scène : Granite et Lichen, les deux premières parties d’un triptyque, sur une nouvelle création à quatre mains avec l’autrice Pascale St-Onge, et sur une adaptation du roman Faunes de Christiane Vadnais en collaboration avec l’artiste de bande-dessinée Christian Quesnel et du metteur en scène Éric Jean. Mishka a aussi écrit Information, un livret d’opéra pour le compositeur montréalais Tim Brady (Bradyworks) qui sera produit en 2024. De plus, on pourra prochainement voir une production de son texte Murs à Ottawa et Caraquet (Créations In Vivo et Théâtre populaire d’Acadie).Mishka est aussi traductrice, autant vers le français que vers l’anglais et signe près d’une vingtaine de traductions de théâtre, de prose et de poésie. L’autrice Mishka Lavigne. (Crédit image : Marianne Duval)   1) Comment et autour de quels thèmes avez construit le récit de "Murs" ? Est-ce que son secret se cache derrière ce titre énigmatique ?   Dans mon écriture, je suis très intéressée par les relations familiales, surtout les relations frère/sœur. Je m’intéresse aussi beaucoup à l’amitié, aux familles choisies. Avec Murs, je voulais aussi parler d’espoir. La prémisse du texte est très sombre, je voulais voir ce qui pouvait s’en dégager de lumineux : cette idée de rebâtir, reconstruire, recommencer. Les premiers personnages qui ont vu le jour étaient Zoé et Éric, Sara par la suite. Un travail exploratoire avait été fait avec trois comédiens et un metteur en scène en 2012, quelques fragments de texte ont été écrits, mais c’est vraiment quand le personnage de l’Homme est né que le texte a pu commencer à prendre sa forme de maintenant.Pour ce qui est du titre, c’était d’abord un titre de travail, mais je crois qu’il est tout indiqué. Ce sont les murs derrière lesquels on se cache, les murs qu’on érige autour de nous pour se protéger d’un trauma, les murs qu’on doit briser pour aller à la rencontre de l’autre, le mur figuratif au pied duquel on est acculé quand tout va mal et d’où il faut se relever pour recommencer. Tous les personnages cachent des choses, cherchent, se découragent, recommencent. Murs ça englobe tout ça.   2) La fiction arrive parfaitement à parler d’une pandémie. Comment l'utilisation du contexte actuel a influencé votre écriture sans pour autant rendre l'œuvre oppressante ou surfaite quand le sujet nous concerne toutes et tous aujourd'hui ?   Une première version de ce texte a été écrite en 2013-2014, version de laquelle je n’étais pas super satisfaite. Je l’ai laissé dormir un temps, surtout parce que je travaillais sur d’autres projets, mais j’ai retapé complètement le texte en 2016-2017. En gardant les mêmes personnages, la même idée, j’ai complètement recommencé l’écriture, pour resserrer l’action, pour changer les enjeux, etc. C’est cette version qui a mené à ce que vous avez entendu dans le balado. Le texte n’a eu que des changements mineurs depuis 2017. Quand la vraie pandémie de COVID-19 est survenue, je me suis dit que ce texte allait mourir dans un tiroir. Qui veut produire un texte sur une pandémie fictive avec tout ce qui se passe pour vrai? Mais Créations In Vivo et le Théâtre populaire d’Acadie ont voulu se lancer dans l’aventure. Pour eux, comme pour moi, ce texte ne parle pas de pandémie, il parle d’espoir, de la famille qu’on se reconstruit quand tout s’écroule, de l’idée-même de ce qu’est une communauté. La pandémie, pour moi, est en trame de fond. Bien honnêtement, je ne sais pas si je pourrais écrire un texte comme Murs après avoir vécu cette vraie pandémie… (mais ça c’est une autre histoire.)   3) Murs est tout d’abord un texte écrit par vous Mishka, il est adapté en pièce de théâtre par Eric et en balado - fiction sonore par Julien et Louis-Philippe. Est-ce qu’il s’agit de 3 oeuvres pensées chacune à leur tour ou bien l’imbrication du projet était-elle prévue dès l’écriture ? Quel a été le travail d’adaptation pour passer d’un format à l’autre ?   Murs est un texte écrit par moi, mis en scène au théâtre par Éric Perron. Il ne s’agit pas d’une adaptation, il utilise le texte tel qu’il est écrit. Pour l’adaptation pour la fiction sonore, une première phase d’adaptation a été faite par moi et une certaine latitude a été donnée à Julien et Louis-Philippe lors de l’enregistrement. Par exemple, certaines répliques dans les scènes de rêves ont été redécoupées pour que le rythme soit plus enlevant et se marie plus à l’environnement sonore. Mais le texte est vraiment de moi, du début à la fin. Le passage du texte de théâtre à l’audio a surtout été fait pour limiter les confusions (par exemple, ajouter les noms des personnages à quelques endroits, surtout au début, le temps que les auditeurs d’habituent aux voix des comédiens; ajouter des répliques qui indiquent ce qui se passe si ce n’était pas clair – genre « Lâche le gun! » au lieu d’un simple « Lâche ça. ». Les changements apportés au texte pour le faire passer à l’audio sont somme toute mineurs. Le texte à la scène ressemble presque à ce que vous avec entendu dans la balado. Donc vraiment, la balado est réalisée par Julien et Louis-Philippe, mais adaptée par moi. Le projet vers l’audio n’a pas été pensé dès l’écriture (qui date de 2013), c’est vraiment une idée née de la collaboration entre Créations In Vivo et le Théâtre populaire d’Acadie en temps de pandémie. Ce sont eux qui ont ensuite approché Transistor Médias. Roch Castonguay, Florence Brunet, Gabriel Robichaud et Manon St-Jules (Crédit photo : Annie-France Noël)   4) La manière dont les actrices et acteurs se répondent, le rythme du texte, les paroles qui se chevauchent et s’imbriquent... On a l’impression d’assister à la naissance d’une nouvelle forme de fiction sonore, aviez-vous prévu d’expérimenter de la sorte dès le début du travail ?   C’est vraiment le texte pour la scène qui est écrit de cette façon. Certaines scènes ont été redécoupées par Julien pour ajouter encore plus de ce chevauchement (je pense ici à la scène de cauchemar après la rencontre du trio avec l’Homme) mais c’est quelque chose qui était déjà présent. Ces textes « à tresses » où les personnages évoluent côte-à-côte, où ils se croisent et s’éloignent comme les brins d’une tresse, sont un peu la marque de mon écriture. Je vois maintenant à quel point ça fonctionne aussi dans la fiction sonore et ça me donne le goût d’écrire aussi directement pour cette forme maintenant.   5) Est-ce que d’autres oeuvres, d’autres travaux vous ont inspiré ?   À l’écriture de la première mouture du texte en 2013, je voulais explorer la science-fiction au théâtre, une chose qui est peu présente, au théâtre d’abord, mais même dans la littérature francophone du Canada. Certaines influences ont été The Stand (Le Fléau en France) de Stephen King, la trilogie MaddAdam de Margaret Atwood et Station Eleven de Emily St- John Mandel, deux de ces trois œuvres ont maintenant des adaptations à la télévision. J’ai consommé énormément de littérature, films, séries postapocalyptiques entre 2012 et 2014, quand je travaillais sur la première mouture de Murs, mais je crois que j’ai réussi à trouver mon style, ma marque là-dedans : cette exploration de l’intimité du vide, du désastre, de la catastrophe. La notion d’espoir, la notion de famille que l’on choisit.   6) Pour terminer, pouvez-vous nous donner votre retour sur la place de la fiction sonore au Canada aujourd’hui et avez-vous des coups de coeur à partager avec nous (francophone et/ou anglophone) ?   J’ai eu un énorme coup de cœur pour l’adaptation balado de la pièce de théâtre Le peintre des Madones de Michel Marc Bouchard (https://transistor.media/balados/le-peintre-des-madones), aussi réalisé par Julien et Transistor Médias (plug, haha!) Du côté du Canada anglais, la balado PlayMe réalisée par la Canadian Broadcasting Corporation (https://www.cbc.ca/listen/cbc-podcasts/211-playme) est un incontournable et la plus écoutée des balados théâtrale en anglais au monde. Ce sont des adaptations théâtrales de textes de théâtre canadiens-anglais. Je suis un peu biaisée, parce que j’ai traduit le texte en français pour la scène, mais la balado Crawlspace de l’autrice Karen Hines (https://www.cbc.ca/player/play/1708770371918), produite par PlayMe est excellente. Je suis toujours d’avis qu’on devrait avoir encore plus de fiction sonore. Je suis devenue fan du genre sur le tard, un peu à cause de la pandémie, et j’en voudrais toujours plus. J’aurais aussi envie d’en écrire. J’ai même participé à une classe de maître à ce sujet en 2021 (Audio Drama : Writing for the Ear avec Pippa Johnstone.)   Je remercie Mishka Lavigne pour sa gentillesse et sa disponibilité. Remerciements également à Voxographe pour sa relecture et ses conseils précieux.

Revue d'été des fictions sonores - édition 2023

Comme chaque été, François TJP publie une série d’articles sur les fictions qu'il a écoutées et aimées pendant l’année. Cette année, 17 oeuvres seront présentées (du premier au 17 juillet) et 2 d'entre elles seront accompagnées d'une interview de l'auteurice.   Vous pourrez retrouver la sélection sur le site avec ce tag   Les interviews seront publiées sur ce site dans des articles les 1er et 4 juillet.   On espère que vous apprécierez la sélection de cette année et que vous découvrirez des pépites à mettre dans vos oreilles. 

La Saga de l'été 2023 - C'est parti !

Alors que l'ombre menaçante de l'été est arrivée, un petit concours de création de fiction sonore entame ça seizième édition. Depuis le 1er juin, la Saga de l'été 2023 a été lancée.   Ce concours est surtout un défi : créer une fiction sonore d'au moins de 15 minutes en 3 mois. Il faut en effet créer une fiction avec un début, un milieu et une fin conclusive qui se tient et n'a pas besoin d'une suite pour être comprise. Il n'y a rien à gagner à part le fait d'avoir réalisé une fiction entièrement et d'avoir un projet vraiment terminé. Il y a également la possibilité de remporter symboliquement des Awards témoignant de la réussite de votre saga dans un ou plusieurs domaines, ces Awards qui seront distribués après les votes des auditeurs qui débuteront en septembre 2023 quand les participants auront rendu leur fiction le 10/09.Si une participation vous intéresse (il n'est pas encore trop tard pour se lancer) ou juste découvrir au cours de l'été ou en septembre les créations, toutes les informations sont disponibles sur https://2023.sagadelete.fr/   Et si vous êtes en manque de fictions, les quinze précédentes éditions du concours vont vous permettre de découvrir 97 fictions qui ont été réalisés dans le cadre de cet exercice. Les créations des années précédentes sont disponible depuis https://sagadelete.fr/.  

5 questions à Alex Tacchino - Créateur de Cockpit

1) Bonjour Alex, pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours jusqu’à la fiction sonore ? Je suis acteur, à la base. J’ai commencé assez tôt dans le long-métrage Neuilly sa mère.  À la suite de ce film, j’ai tourné pas mal, tout au long mon adolescence. Beaucoup de projets à la télévision, quelques belles rencontres, mais trop peu d’histoires enrichissantes. Si j’ai toujours voulu être acteur, c’est pour me mettre dans la peau de personnages intéressants, dans leurs dilemmes, des personnages qui ont des choses à défendre, découvrir de vrais sujets, travailler avec de véritables passionnés. C’est tout ce que la télé ne me proposait pas.Il fallait que je prenne une décision forte. Je me suis mis à trier les projets dans lesquels je ne voulais plus jouer, quitte à ne plus vivre du métier d’acteur. Je suis parti bosser dans un restaurant. C’est dans ce moment de grande remise en question que je me suis mis à écrire et que j’ai réalisé que si personne ne me proposait d’histoires engagées et engageantes, je pouvais toujours le faire moi-même.Très vite m’est venu l’idée du son pour mettre en lumière mes histoires. Si l’image paraissait impossible et beaucoup trop chère, le son pouvait m’apporter une liberté gigantesque… J’étais loin d’imaginer à quel point.   2) Après Roy, la rencontre entre un souverain et un rappeur qui vont apprendre l’un de l’autre, on vous retrouve dans le Cockpit d’un vaisseau spatial à écouter les vannes et anecdotes que se balancent les deux pilotes. Le dialogue entre deux personnes, c’est ça qui vous plaît dans la fiction sonore ? En découvrant la fiction sonore, j’ai découvert un monde. La science du rythme, l’importance de l’immersion… Le but c’est de prendre l’auditeur par la main, le plus vite possible, le plonger, par l’intermédiaire d’une histoire, dans son propre imaginaire. Alors oui, les dialogues sont très importants dans cette quête. Dans ROY, les dialogues sont « rares », c’est la voix off qui leade et entraine l’auditeur.J’avais envie, dans Cockpit, de faire du dialogue un enjeu majeur, installer un ping pong entre les deux, laisser libre court aux punchlines qui me traversent parfois la tête.C’est un exercice que j’ai profondément aimé. Quand on installe un dialogue on découvre ses propres personnages, on se laisse souvent surprendre par l’un d’eux. C’est ça la magie du dialogue. Pour autant, ce qui m’anime dans une fiction sonore, ce ne sont pas uniquement les dialogues, c’est l’ensemble des ingrédients que l’on doit réunir pour plonger l’auditeur dans une histoire, lui faire accepter qu’il n'y aura pas d’image, mais que ça sera bien quand même.   3) Comment avez-vous travaillé sur ce projet ? Il y a une part d’impro ? On retrouve un rythme et une complicité excellents : c’est quelque chose qui vient de l’écriture, de l’acting, des deux ? On a eu la chance de pouvoir enregistrer en studio, gratuitement, grâce à la débrouille, grâce, surtout, à de bons complices. Sur les épisodes « pilotes » on enregistrait chacun notre tour chez moi, sous mon étendoir à linge, couvé par une couette. C’était pas idéal. Du coup, pouvoir enregistrer en studio Neil (Platini) et moi, en même temps, ça a été pour nous une véritable libération. Evidemment ça s’est ressenti au niveau du jeu, dans le rythme aussi, on a pu trouver une complicité, des automatismes.  Pour l’impro, ça dépend. Rien n’est fixé dans le marbre et on se laisse le droit de changer des mots, des phrases, de rajouter des punchlines et de se surprendre. Mais dans un fiction comme Cockpit où le rythme est primordial, on s’est vite rendu compte qu’on ne pouvait pas s’éparpiller trop loin du texte. En fait, l’impro arrive avant, quand on répète. Ensuite on se fixe sur quelque chose et on reste là-dessus.La surprise ne vient pas de l’impro mais des intentions de jeu.Cette complicité, elle existe grâce au fait que Neil et moi sommes amis depuis longtemps, qu’on a toujours rêvé de porter ensemble un projet. Cette complicité vient aussi du fait que Neil est un merveilleux comédien, ouvert, très réactif, avec un imaginaire immense. Le jeu, c’est une affaire de répondant, quand les acteurs prennent plaisir à jouer ensemble, c’est gagné.   4) Étonnamment dans Cockpit, le mixage s’éloigne des productions audiovisuelles : il y a un véritable travail sur la panoramique et la distance entre les personnages. C’est surprenant car de nombreuses créations actuelles ne font pas attention à ce détail qui change pourtant tout. De quoi ça vient selon vous ? Une envie lors de la réalisation ? Vous écoutez de la fiction audio et vous vous en êtes inspiré ?  L’immersion sonore de Cockpit, c’est sa plus-value. Dès que l’idée de cette fiction est venue, il a tout de suite été clair qu’il fallait mettre l’accent sur ça. J’ai toujours été un peu déçu des fictions sonores, pour être honnête, je n’en écoute pas des masses. Je trouve ça toujours un peu plat. Je ne voulais pas que Cockpit soit une histoire « bruitée », je voulais que Cockpit soit un film audio qui vous pousse à créer vos propres images. Pour arriver à cela, il fallait pousser les curseurs au maximum. Spatialiser. Donner des indices au cerveau pour le pousser à agir par lui-même. C’est le cas dans la littérature. On imagine toujours la lecture comme quelque chose de silencieux et figé. Lire c’est convoquer l’intégralité de ses sens. Si le livre nous entraine dans une scène d'inflitration en plein Tokyo, très vite le cerveau va inventer l’atmosphère sonore, l’odeur, le stress omniprésent lié à la situation, le coeur va alors s’emballer, vos mains seront moites. Le cerveau va nous investir corporellement dans la scène. C’est exactement ce qu’on a voulu faire avec Cockpit. On va aller plus loin pour la saison 2.  Si l’immersion est si bien réussie dans Cockpit c’est grâce à mon ami Lou, un magicien, le meilleur technicien de la bordure extérieur. Ensemble, on donne vie à l’univers, au Yop D-505. Sans lui, cockpit serait probablement une de ces fictions pleines de bonnes idées mais sans relief.    5) Le projet de vos rêves à l’audio, c’est quoi ? Il va se réaliser ? Mon projet de rêve à l’audio, c’est Cockpit ! J’ai toujours rêvé de créer un univers de science fiction, je ne compte pas le lâcher de si tôt. Maintenant j’aimerais qu’il se poursuive, qu’il grandisse. Mon plus grand rêve finalement, ça serait de pouvoir repousser les limites du son, créer quelque chose dont les auditeurs se souviendront, une attraction dans vos oreilles. Vivement la saison 2.

6 questions à Caroline Prévinaire - Créatrice de Doulange & Macrales chez LVDT

1) Bonjour Caroline, pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours jusqu’à la fiction sonore ?  Je suis comédienne de formation et licenciée en théâtre à l’IAD. J’ai fait du théâtre de rue pendant 10 ans avec, entre autres, un spectacle qui alliait les projections monumentales avec des acteurs en live : “Y a de la lumière chez l’voisin !”.  Et puis, en 2018, je venais d’être maman et j’ai une amie qui m’a glissé sous le nez un appel à projet de la RTBF pour leur premier podcast de fiction. Je lui ai répondu que je ne savais même pas ce que c’était un podcast (je disais encore « postcast »), mais elle m’a répondu : « je suis sûre que tu vas avoir une idée ». La graine était plantée ! Un mois et demi plus tard, on rendait le dossier pour Doulange et on était pris. C’était ma première expérience d’écriture audio et de réalisation audio. Et heureusement, j’ai trouvé Katia Lanero Zamora sur mon chemin, qui a fait le travail d’écriture avec moi. Il faut savoir que, du développement à la diffusion, il s’est écoulé 4 mois. Donc c’était très très intense et une vraie “école de la vie” comme on dit.Avec cette première expérience, je me suis rendue compte que le podcast me permettait la même chose que le théâtre de rue, c’est-à-dire: offrir des propositions culturelles fortes aux gens là où ils sont. Quand je faisais du théâtre de rue, c’était dans la rue, avec le podcast, c’est sur leurs téléphones portables. Je me suis aussi rendue compte que le secteur belge était pratiquement inexistant. Ça voulait dire qu’il fallait tout inventer. Et ça, c’était plutôt grisant. C’était un nouveau terrain de jeu où je pouvais amener mon expérience du secteur théâtral, mais pour développer un secteur. Du coup, on a complètement recentré notre compagnie de théâtre vers l’audio et le podcast. Photo issue du flux YouTube de la RTBF : https://www.youtube.com/watch?v=iYAxhbMv_2A   2) Qu’est-ce qui vous a attiré dans le travail de la fiction sonore ? On travaille différemment dans ce domaine que dans d'autres domaines de la fiction ? Ce qui me plait beaucoup dans l’écriture audio, c’est son côté hybride. À la fois on est dans de l’audiovisuel et en même temps, on a les codes et les conventions du théâtre ou de la littérature. Ça veut dire que l’auditeur doit faire la moitié du chemin vers l’histoire qu’on lui raconte. Les images se construisent dans son imagination. C’est lui qui donne des visages aux personnages, etc. On raconte l’histoire ensemble et l’auditeur est obligé de s’impliquer dans le processus. L’autre avantage de l’audio, comme au théâtre ou dans un livre, c’est qu’on peut faire ce qu’on veut. L’exemple que je prends souvent c’est que : dans « Doulange », si on avait voulu faire exploser la centrale nucléaire, on pouvait. Il nous suffisait de trouver un son d’explosion dans une banque de sons. Alors que faire ça en audiovisuel, ça demande tout de suite des moyens assez colossaux pour ne pas avoir l’air “cheap”. C’est une grande liberté. On peut inventer tout ce qu’on veut, raconter tout ce qu’on veut, pour peu qu’on guide bien le trajet de l’auditeur dans la fiction et qu’on le prenne bien par la main. Et ça, c’est très agréable !Peut-être qu’une spécificité unique à l’audio c’est qu’il faut penser en son et pas en image. Il faut rendre son imagination aveugle. C’est un peu anti-naturel comme démarche. On doit sans cesse jouer avec les couches de narration (voix, musiques, création sonore, bruitage et foley, etc.) pour arriver à guider le spectateur et son imaginaire. Dans mon process, j’ai pris l’habitude de laisser les épisodes “reposer” quelques jours et puis de les réécouter. Souvent, il y a plein de choses que je ne comprends plus. Ça m’oblige à recentrer la création pour revenir à l’essentiel : ce qui supporte l’imaginaire de l’auditeur.   3) On vous connaissait pour Doulange : un excellent polar en found footage, on vous retrouve avec Macrales : de petits contes horrifiques pour tous. C’est très hétéroclyte. Ce sont des commandes ou c’est vous qui aviez envie de raconter des histoires différentes ? Mon métier à moi, c’est de raconter des histoires quelles qu’elles soient pour des publics différents. Je n’ai pas de marotte, de choses que j’aime plus faire que les autres. Ce que j’aime, c’est raconter des histoires et raconter des personnages qui me visitent. Après “Doulange”, il y a eu « Terre de brume » une adaptation que j’ai faite pour la RTBF d’un roman fantasy pour les 12-15 ans et puis maintenant "Macrales" et “Petits Génies”. D’ici juin on sortira “Transmission”, on est aussi en train de développer un podcast d’horreur pour la chaîne belge Tipik... Ce sont des projets très différents. « Macrales », c’est un projet qui me tient très fort à cœur. J’ai une petite fille de 4 ans et, en fait, je ne savais pas comment lui transmettre le patrimoine et les légendes de la région où je vis. Notre dialecte, notre folklore se perdent... À force de les avoir formalisés dans des livres, on a oublié de se les transmettre... Donc, j’avais envie de recréer une expérience de la transmission orale avec les outils d’aujourd’hui. Et avec cette caractéristique de la transmission orale qui veut que les histoires évoluent pour refléter les enjeux de société de l’époque.Cette première saison est consacrée à la Province de Liège, mais on espère pouvoir développer d’autres saisons pour les autres Provinces de Wallonie. Illustration Julie Gelon pour Macrales   4) D’où viennent vos idées de départ pour ces fictions ? Le projet de vos rêves à l’audio, c’est quoi ? Il va se réaliser ? Les idées émergent de rencontres, de discussions, d'appels à projets qu’on voit passer. Pour avoir des idées, il suffit d’écouter et d’observer le monde qui nous entoure. J’ai pas vraiment de projet audio de rêve. Pour le moment, je suis toujours dans une phase d’exploration, d’apprentissage, d’amusement et d’émerveillement par rapport au son. Le projet de rêve c’est peut-être simplement de bosser avec l’équipe qu’on a réunie. On s’amuse et ça, c’est le principal.   5) Vu de France, on a l’impression que la Belgique est un super laboratoire à fiction sonore qui produit beaucoup de studios indépendants, vous ressentez cette émulation ? En Belgique, on a pas énormément de studios indépendants, en fait, on en a très peu. Il y a lvdt, We tell stories et puis des créateurs indépendants. Par contre, ce qu’on a, c’est une grande tradition de la création radiophonique. Avec, entre autres aussi, le fond d’aide à la création radiophonique (le FACR) où des artistes peuvent aller chercher des subsides pour créer leurs fictions ou leurs documentaires. C’est ça qui fait qu’on a un terreau fertile à la création audio. Mais l’enjeu en Belgique, à l’heure actuelle (au-delà de construire des audiences aux podcasts belges) c’est de créer un secteur qui comprend les enjeux spécifiques au podcast (flux RSS, création de communauté, etc.) par rapport à la création radiophonique. Et on y travaille activement avec notre projet lvdt.audio. Site lvdt.audio un site bibliothèque de podcasts avec de nombreux articles passionnants sur le média   6) Pour terminer cet entretien, avez-vous découvert d’autres créations audio que vous aimeriez partager avec nous ? Si je devais recommander le travail de quelqu’un je commencerai par celui de Mehdi Bayad. Après, j’écoute surtout des fictions en anglais. D’abord il y a «Two princes» de Gimlet Media. C’est un podcast qui m’a inspiré pour «Terre de brume» ou «Macrales». Pour «Doulange», mon inspiration c’était «Homecoming». Je l’ai décortiqué dans tous les sens pour réfléchir à ma réalisation audio. Et puis il y a «The Horror of Dolores Roach», toujours chez Gimlet.        

Nuit Sans Image 2022 - Le Replay

Le 5 mars 2022 a eu lieu la 3ème edition du concours La Nuit Sans Image qui récompense les fictions terminées l'année précédente (2021 dans ce cas). Le replay de la cérémonie vient d'être mis en ligne par l'équipe de la NSI et vous pouvez aller l'écouter sur leur site à cette adresse :  https://nuitsansimage.fr/replay   Retrouvez aussi tous les participants sélectionnés pour cette édition, il y a beaucoup de choses très cools à entendre ! https://nuitsansimage.fr/participants

Rencontre autour des fictions sonores à Podrennes

Photo par Irslo (https://www.irslo.net) Pendant l'évènement PodRennes 2022 un créneau d'une heure a été consacré à la fiction sonore. Johnny et François TJP ont reçu 3 invité.e.s (Ranne Madsen, Lolly et Walter Proof) pour discuter de leur façon d'aborder ce média, de travailler et de faire un "état des lieux" des séries audio en 2022. Vous pouvez retrouver cet échange en audio :     Ou en vidéo :   N'hésitez pas à nous laisser un commentaire pour poser des questions ou compléter la discussion !

Fiction sonore, série audio, saga MP3... de quoi s'agit-il ?

Dérivée des fictions radiophoniques, la série audio a fait son arrivée sur le web au début des années 2000 dans un format facile à partager : le mp3. Depuis, elle n'a fait qu'évoluer et grandir. Aujourd'hui on y trouve autant de genres et de styles que dans le monde de la fiction des séries TV et des films : humour, polar, thriller, horreur... il y en a pour tous les goûts et c'est pour les présenter que cette bibliothèque a été créée. Certaines créations sont disponibles en un unique épisode que l'on appelle souvent "mono" ou "one-shot", d'autres sont des séries avec plusieurs épisodes et parfois plusieurs saisons. Les créatrices et créateurs y mettent en avant des scénarios riches et pensés pour l'audio en donnant la part belle aux dialogues bien sûr mais aussi aux bruitages, aux ambiances et aux musiques dans un but bien précis : vous faire venir des images dans la tête pendant l'écoute.   Bonne découverte !